À première vue, la comparaison entre le RN et LFI est difficile mais, si l’on est un tant soit peu attentif on distingue, malgré un vocabulaire différent, la même violence qui n’est pas seulement verbale, une même dénonciation des coupables de tous nos maux, même si les fautifs désignés sont différents, les mêmes solutions de facilité qui consistent à « faire payer » ces fautifs, bref, la même flatterie de la violence et de la haine pour désigner des coupables dont les deux extrêmes font des boucs émissaires qu’il suffirait d’éliminer.
En amont de la doctrine sociale de l’Église, il faut se référer aux Écritures et, dès le premier testament, on lit qu’il faut ouvrir la porte aux étrangers (mon père n’était-il pas un araméen errant ?) qu’il ne faut pas marginaliser (économiquement et, par voie de conséquence, socialement) la veuve et l’orphelin. Dans les évangiles, on voit Jésus accomplir la loi en réintégrant les exclus : il guérit les lépreux, rend la vue aux aveugles et la mobilité aux paralysés ; il offre le pardon aux pécheurs (collecteurs abusifs des impôts, conjoints infidèles etc.). Ce faisant, il révèle l’amour divin et l’offre de filiation spirituelle pour tous, qui inclus dans l’humanité créée.
En vocabulaire plus moderne et démocratique on parlera de fraternité que proclame entre notre devise nationale. Les deux partis extrêmes que nous connaissons actuellement en France, font-ils preuve d’une fraternité universelle ? Reconnaissent-ils une égalité universelle des droits et une égale dignité de tous ?
Conclusion : la comparaison des extrêmes est facile pour le croyant. Leur caractère commun et fondamental est leur recours à l’exclusion, incompatible avec notre foi.
